Fiscalité
Frais de transport et pourboires : prolongation des mesures d’exonération
Publié le 31 décembre 2025 - Mise à jour le 20 février 2026 - Entreprendre Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)
La loi de finances pour 2026 indique que la prise en charge à 75 % des frais de transport public et les pourboires remis par la clientèle continueront d’être exonérés de cotisations sociales et d’impôt sur le revenu au 1er janvier 2026.

Maintien de la prise en charge à 75 % des frais de transport domicile-travail
Les employeurs qui prennent en charge les frais de transports publics de leurs salariés jusqu'à 75 % (soit au-delà de la prise en charge obligatoire de 50 %) continueront d'être exonérés de cotisations sociales et d’impôt sur le revenu sur cette prise en charge pour l'année 2026.
Cette dernière peut s’appliquer aux :
- titres d'abonnement aux transports en commun (uniquement les cartes d'abonnement annuelles, mensuelles ou hebdomadaires) ;
- services publics de location de vélos.
Prolongation de l'exonération fiscale et sociale des pourboires
En application depuis 2022, l'exonération de charges fiscales et sociales sur les pourboires versés restera applicable au 1er janvier 2026.
La loi de finances pour 2026 proroge cette mesure jusqu’en 2028.
Elle concerne les pourboires non imposés aux clients et versés aux salariés (en contact avec la clientèle) dont la rémunération mensuelle est inférieure à 1,6 Smic (soit 2 916,85 € brut en 2026).
Sont concernés les métiers du commerce tels que la restauration, l'hôtellerie ou la coiffure.
Cette mesure a pour objectif d'alléger les charges de l'employeur et de protéger le pouvoir d'achat des salariés puisque les pourboires sont exonérés :
- de CSG et CRDS ;
- des cotisations d’assurances sociales ;
- des cotisations d’allocations familiales ;
- des cotisations AT-MP ;
- de la contribution de solidarité autonomie (CSA) ;
- de la taxe d’apprentissage ;
- de l'AGS: titleContent ;
- de la contribution Fnal: titleContent ;
- de contribution au dialogue social ;
- du versement mobilité ;
- de la contribution à la formation professionnelle (CFP) ;
- d'impôt sur le revenu pour le salarié.
À noter
Les travailleurs indépendants ne sont pas concernés par ce dispositif.