Vente de biens d’occasion par des professionnels
Vérifié le 24 avril 2026 - Entreprendre Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)
Tout professionnel: titleContent peut vendre des biens d’occasion ou de seconde main dans le cadre de son activité professionnelle que ce soit à titre principal ou accessoire. Cette activité s’exerce dans un cadre réglementé : le professionnel doit déclarer son activité auprès des autorités compétentes, informer clairement les consommateurs qu’il s’agit d’un bien d’occasion, leur assurer des garanties légales et tenir un registre des objets mobiliers proposés à la vente.
Un bien est considéré comme d’occasion lorsqu’il regroupe plusieurs critères cumulatifs :
- Biens meubles corporels
- Ayant précédemment été acquis et utilisé par au moins une personne
- Susceptibles de réemploi: titleContent en l’état ou après une simple réparation (excluant transformation ou rénovation)
Exemple :
Meubles meublants, linges de maison et vêtements, chaussures, livres, tableaux et objets d’art, véhicules, jeux et jouets, outils, équipements électroniques et électriques, métaux, bijoux, etc.
Le bien d’occasion doit être distingué du produit reconditionné, qui est également un produit de seconde main, mais contrôlé et réparé si nécessaire, avant d’être remis en vente.
Pour en savoir plus sur les produits reconditionnés, il est possible de consulter la fiche dédiée à ce sujet.
Tout professionnel peut vendre des biens d’occasion dans le cadre de son activité professionnelle (à titre principal: titleContent ou accessoire).
Exemple :
Une entreprise de commerce de meubles souhaite installer un emplacement dédié à la seconde main dans une boutique et/ou un onglet dédié sur son site internet.
Il peut s’agir :
- Soit de biens déjà utilisés dans le cadre de son activité (exemple : décoration, mobiliers de bureautique, machine à café)
- soit ou de biens acquis auprès de professionnels ou de particuliers qui n‘en sont pas les fabricants ou les commerçants.
Attention
Les œuvres d'art, les objets de collection ou d'antiquité, les métaux précieux ainsi que les pierres précieuses ne sont pas considérés comme des biens d’occasion.
Définition bien d’occasion
Définition bien d’occasion
Pour vendre des biens mobiliers d’occasion ou des biens acquis auprès d’entreprises ou de particuliers qui n‘en sont pas les fabricants ou les commerçants, il faut déclarer son activité auprès de l’autorité administrative.
Comment effectuer la déclaration préalable de vente de biens d’occasion ?
Avant de débuter une activité de vente de biens d’occasion, le professionnel doit effectuer une déclaration préalable comportant les informations suivantes :
- Nom et prénoms du déclarant
- Date et lieu de naissance
- Nationalité
- Lieu d'exercice habituel de la profession
- Forme juridique de l'entreprise
- Numéro unique d'identification de l’entreprise (numéro Siren).
Cette déclaration doit être adressée à la préfecture ou à la sous-préfecture en fonction du lieu d'exercice de l'activité. La démarche a effectuer est différente à Paris.
En l’absence d’établissement fixe ou ouvert au public, le domicile du professionnel sera considéré comme le lieu d’établissement.
Cas général
Avant de débuter l’activité, il faut remplir le formulaire suivant :
Demande d'inscription sur le registre des revendeurs d'objets mobiliers
Il faut joindre à ce formulaire les documents suivants :
- Copie d'une pièce d'identité (carte nationale d'identité, passeport, acte de naissance, livret de famille, permis de conduire)
- Numéro Siren (numéro unique d'identification de l'entreprise)
- Si le représentant légal: titleContent n’est ressortissant d’un État membre de l'Union européenne (UE): titleContent : copie du titre de séjour
À noter
Le formulaire mentionne l'extrait K ou Kbis dans les documents à fournir, mais ce n'est plus valable aujourd'hui. Dorénavant, vous devez fournir seulement le numéro Siren de l’entreprise, appelé aussi numéro unique d'identification de votre entreprise.
À savoir
Vous devez conserver le récépissé que la préfecture vous remet. Vous devrez le présenter en cas de contrôle de l'administration (police, gendarmerie, douanes, services des impôts, etc.).
À Paris
La démarche doit être effectuée en ligne :
Déclaration pour l'activité de revente d'objets mobiliers à Paris
Il faut joindre à cette demande les documents suivants :
- Forme juridique de l'entreprise
- Photocopie de la carte nationale d’identité ou d’un passeport ou d’un acte de naissance ou d’un livret de famille ou d’un permis de conduire
- Justificatif de domicile personnel du représentant légal: titleContent de l’entreprise datant de moins de 3 mois
- Si le représentant légal: titleContent n’est ressortissant d’un État membre de l'Union européenne (UE): titleContent : copie du titre de séjour
- Si concerné, la carte spéciale de commerçant ambulant
À noter
Le formulaire mentionne l'extrait K ou Kbis dans les documents à fournir, mais ce n'est plus valable aujourd'hui. Dorénavant, vous devez fournir seulement le numéro Siren de l’entreprise, appelé aussi numéro unique d'identification de votre entreprise.
À savoir
Il faut conserver le récépissé que la préfecture vous remet. Vous devrez le présenter en cas de contrôle de l'administration (police, gendarmerie, douanes, services des impôts, etc.).
Que faire en cas de changement d’adresse du lieu de l’activité ?
La formalité diffère selon que le changement d’adresse concerne l’établissement principal ou l’établissement secondaire.
Répondez aux questions successives et les réponses s’afficheront automatiquement
Changement d’adresse de l’établissement principal
En cas de changement d’adresse de l’établissement principal, le professionnel doit effectuer une nouvelle déclaration préalable auprès du commissariat de police ou, à défaut, à la mairie :
- du lieu de l’ancien établissement
- et du lieu du nouvel établissement
Déplacement d’un établissement secondaire
En cas de déplacement d’un établissement secondaire, l’entreprise doit effectuer une déclaration auprès du commissariat ou, à défaut, à la mairie du lieu de l’établissement principal.
La tenue d'un registre des objets mobiliers (ROM), appelé aussi registre de brocante, ou encore registre de police, est obligatoire pour toute entreprise qui vend des biens mobiliers d’occasion ou des biens acquis auprès d’entreprises ou de particuliers qui n‘en sont pas les fabricants ou les commerçants.
Il s'agit d'un registre qui permet d'identifier tous les objets qui ont donné lieu à une transaction (achetés, revendus, ou mis en dépôt).
Cette identification a aussi pour but de tracer tous les intervenants dans la transaction de chaque objet.
Forme du registre
La forme du registre peut être soit physique, soit dématérialisée.
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Registre physique
Le registre doit être coté : titleContentet paraphé: titleContent par le commissaire de police ou, à défaut, par le maire de la commune où est situé l'établissement ouvert au public.
Si un professionnel possède plusieurs établissements ouvert au public, alors un registre est tenu pour chaque établissement.
Les inscriptions doivent être faites chaque jour, à l’encre indélébile, sans blanc, ni rature ou abréviation.
Le registre est conservé pendant 5 ans à compter de sa date de clôture.
Registre dématérialisé
La tenue du registre peut être réalisée au moyen d’un traitement automatisé de données à caractère personnel: titleContent conforme à la norme ISO 14641-1: titleContent.
Chaque consultation du registre dématérialisé doit être enregistrée avec les informations suivantes : identifiant du consultant, date, heure et objet de la consultation. Ces informations doivent être conservées pendant 1 an.
Les données du registre sont conservées pendant 10 ans à compter de leur enregistrement dans le traitement automatisé.
Mentions obligatoires
Un modèle de registre d’objets mobiliers comprenant toutes les mentions obligatoires est disponible ci‑dessous :
Sanctions pénales
L’absence de registre, son inexactitude ou tout refus de le présenter aux autorités compétentes constitue un délit.
Pour les personnes physiques: titleContent, la peine encourue est de 6 mois d’emprisonnement d'une amende de 30 000 €.
Pour les personnes morales: titleContent, la peine encourue est une amende de 150 000 €.
La responsabilité pénale des personnes morales et celle de leurs dirigeants peuvent se cumuler pour des mêmes faits. Par exemple, un dirigeant en tant que personne physique peut voir sa responsabilité pénale personnelle engagée, même si l’entreprise a déjà été condamné pour les mêmes faits.
Une personne morale peut être uniquement condamnée à une amende. Le montant de l’amende est multiplié par 5 par rapport à celle prévue pour les personnes physiques.
Sanction en cas d’absence de registre d’objets mobiliers
Sanction en cas d’inexactitude et refus de présenter aux autorités le registre d’objets mobiliers
Informations obligatoires dans le registre d’objets mobiliers
Informations obligatoires dans le registre d’objets mobiliers
Informations obligatoires dans le registre d’objets mobiliers
Registre d'objets mobiliers physique
Registre d'objets mobiliers dématérialisé
Modèle de registre d’objets mobiliers
Obligation d’information précontractuelle
Comme pour la vente de tout bien ou service, le vendeur doit communiquer certaines informations à l’acheteur avant toute vente de produit d’occasion (on parle d’« information précontractuelle ») :
- Caractéristiques essentielles du bien (description du bien)
- Prix ou tout autre avantage proposé en contrepartie
- Date ou délai de livraison lorsque la vente n’est pas immédiate (exemple : vente à distance)
- Identité du professionnel (coordonnées postales, téléphoniques et électroniques et ses activités)
- Garanties légales applicables (par exemple garantie légale de conformité), ainsi que les éventuelles garanties commerciales et le service après-vente
- Possibilité de recourir à un médiateur de la consommation en cas de litige.
Pour en savoir plus, le ministère chargé de l'économie met à disposition une page indiquant plus précisément les informations contractuelles devant être mentionnées :

Informations précontractuelles
Obligation d’information sur certains biens d’occasion
Il existe des obligations supplémentaires d’information pour les biens suivants :
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Textile d'occasion
Le professionnel: titleContent souhaitant vendre des vêtements et articles textiles usagés ou d'occasion doit respecter une obligation d’étiquetage.
Ils doivent porter la mention « vêtements d'occasion » ou « textiles d'occasion ».
Cette mention doit apparaitre sur un écriteau à proximité des articles.
Cet écriteau doit être parfaitement lisible :
- soit à l’extérieur
- soit à l’intérieur de l’établissement
- soit sur l’étalage ou à proximité.
À savoir
L’indication de la composition exacte du textile ou chaussures d’occasion n’est pas obligatoire.
Absence d’obligation d'étiquetage des matériaux utilisés pour les chaussures d’occasions
Absence d’obligation d'étiquetage sur la composition des textiles d’occasions
Livre d’occasion
Un livre est considéré comme d’occasion s’il a été déjà acheté ou reçu à titre gratuit par une personne pour ses besoins propres.
Son état matériel est indifférent : il peut être en très bon état ou satisfaisant
Le professionnel: titleContent souhaitant vendre des livres d’occasion dans un lieu physique ou à distance doit respecter une obligation d’étiquetage. Il doit porter la mention « occasion » .
En cas de vente en ligne, le professionnel a l’obligation de distinguer l'offre de livres neufs et l'offre de livres d'occasion à chaque étape du parcours d'achat.
Véhicule d’occasion
Le professionnel : titleContentdoit donner certaines informations à l’acheteur d’un véhicule automobile d’occasion :
- Marque, type, modèle, version et si besoin variante du modèle
- Année et mois de sa première mise en circulation
- kilométrage total parcouru depuis la première mise en circulation du véhicule. En l’absence de cette information, il faut indiquer le kilométrage inscrit au compteur suivi de la mention « non garanti ».
Ces informations doivent être mentionnées dans un document écrit par le professionnel.
Pour en savoir plus, le ministère chargé de l'économie met à disposition une page indiquant plus précisément les informations devant être communiquées :
Achat d'un véhicule d'occasion : obligations du vendeur
Ministère chargé de l'économie
Pour en savoir plus

À noter
Les pièces détachées de véhicule issues de l'économie circulaire: titleContent ne sont pas considérées comme un bien d’occasion.
Toutefois le professionnel qui commercialise des prestations d'entretien ou de réparation de véhicules automobile a deux obligations d’information lorsqu’il a recours à la vente de pièces détachées issues de l'économie circulaire :
- Un affichage clair, visible et lisible de l'extérieur, informant la clientèle de la possibilité d'opter pour l'utilisation de pièces issues de l'économie circulaire au niveau de l’entrée du public.
- Lorsqu’un client souhaite consentir à une offre de services, le professionnel doit recueillir sur un support durable: titleContent, son accord d’utiliser des pièces issues de l’économie circulaire.
Attention
Pour les autres biens d’occasions, il est recommandé au professionnel de faire apparaitre une mention informant le consommateur qu’il s’agit d’un « bien d’occasion ».
Garanties légales
Les garanties légales suivantes s'appliquent lors de la vente de biens d'occasion :
- Garantie légale de conformité pendant 12 mois : en cas de défaut de conformité, le client a droit à la mise en conformité du bien par réparation ou remplacement ou, si cela est impossible, à la réduction du prix (remboursement partiel) ou à l'annulation de la vente (remboursement intégral et restitution du produit). La garantie légale ne s’applique pas aux biens d’occasion vendus aux enchères publiques.
Exemple :
Mauvaise couleur, objet alimenté par secteur au lieu d'être sans fil, etc.
- Garantie des vices cachés pendant 2 ans : les vices cachés sont les défauts cachés du produit vendu qui le rendent impropre à l'usage auquel on le destine, ou qui diminuent tellement cet usage que le consommateur ne l'aurait pas acquis. Le client a le choix de rendre le produit et de se faire rembourser intégralement, ou de le garder et de se faire rembourser une partie du prix. Si le vendeur connaissait les vices du produit, il peut être obligé de verser des dommages et intérêts: titleContent à l’acheteur.
Exemple :
Un moteur de voiture défectueux, un sommier avec des lattes cassées, etc.
- Des garanties commerciales peuvent s'ajouter à ces garanties obligatoires sur choix du vendeur. S'il en existe, elles doivent aussi être mentionnées à la clientèle.
Exemple :
Remplacement du produit en cas de panne durant les 2 années suivant son achat, réparation du produit, etc.
Pour en savoir plus, le ministère chargé de l'économie a publié un article concernant les garanties légales :
Les garanties légales : de conformité et contre les vices cachés
Ministère chargé de l'économie
Pour en savoir plus

Champ d’application de la garantie légale
Délai garantie légale d’un bien d’occasion
Garantie des vices cachés
Droit de rétractation
En cas d’achat d’un bien d’occasion en ligne, l’acheteur dispose d’un délai de 14 jours calendaires: titleContent pour se rétracter à compter de la la réception du bien ou conclusion du contrat. L’acheteur doit être informé du droit de rétraction avant la vente du bien d’occasion.
En cas d’achat dans un magasin, le droit de rétractation n’est pas obligatoire. C’est le commerçant qui décide de cette possibilité les conditions générales de vente (CGV).
Le délai de rétraction ne s’applique pas aux biens d’occasion issus d’enchères publiques.
Pour en savoir plus sur le droit de rétraction, une fiche est dédiée à ce sujet.
Droit de rétraction
Définition bien d’occasion
Définition bien d’occasion
Informations précontractuelles
Champ d’application de la garantie légale
Délai garantie légale d’un bien d’occasion
Droit de rétraction
Garantie des vices cachés
Sanction en cas d’absence de registre d’objets mobiliers
Sanction en cas d’inexactitude et refus de présenter aux autorités le registre d’objets mobiliers
Informations obligatoires dans le registre d’objets mobiliers
Informations obligatoires dans le registre d’objets mobiliers
Registre d'objets mobiliers physique
Registre d'objets mobiliers dématérialisé
Modèle de registre d’objets mobiliers
Absence d’obligation d'étiquetage des matériaux utilisés pour les chaussures d’occasions
Absence d’obligation d'étiquetage sur la composition des textiles d’occasions
Modèle de document
Direction générale des entreprises (DGE)
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