Qu'est-ce que le document unique d'évaluation des risques professionnels (DUERP) ?

Vérifié le 22 juillet 2026 - Entreprendre Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)

Le document unique d'évaluation des risques professionnels (DUERP) est obligatoire dans toutes les entreprises dès l'embauche du 1er salarié. L'employeur recense et évalue d'abord les risques présents dans l'entreprise. Ensuite, il consigne dans le DUERP le résultat de l'évaluation des risques professionnels pour la santé et la sécurité auxquels peuvent être exposés les salariés. Nous faisons un point sur la réglementation.

Moins de 50 salariés

L’employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des salariés.

Ces mesures sont les suivantes :

  • Actions de prévention des risques professionnels, notamment ceux liés aux contraintes physiques marquées, aux rythmes de travail et à l'environnement physique agréssif
  • Actions d’information et de formation
  • Mise en place d’une organisation et de moyens adaptés.

L’employeur veille à l’adaptation de ces mesures pour tenir compte du changement des circonstances et tendre à l’amélioration des situations existantes.

L’employeur met en œuvre les mesures de prévention des risques en appliquant les principes généraux de prévention suivants :

  • Éviter les risques, c'est-à-dire supprimer le danger ou l'exposition au danger
  • Évaluer les risques, c'est-à-dire apprécier l'exposition au danger et l'importance du risque pour prioriser les actions de prévention à mener
  • Combattre les risques à la source, c'est-à-dire intégrer la prévention le plus en amont possible, notamment dès la conception des lieux de travail, des équipements ou des modes opératoires
  • Adapter le travail à l'homme, en tenant compte des différences individuelles, dans le but de réduire les effets du travail sur la santé
  • Tenir compte de l'évolution de la technique, c'est-à-dire adapter la prévention aux évolutions techniques et organisationnelles
  • Remplacer un produit ou un procédé dangereux par ce qui l'est moins, lorsqu'un même résultat peut être obtenu avec une solution présentant des dangers moindres
  • Planifier la prévention en intégrant technique, organisation et conditions de travail, relations sociales et environnement
  • Donner la priorité aux mesures de protection collective et utiliser les équipements de protection individuelle en complément des protections collectives si elles se révèlent insuffisantes
  • Donner les instructions appropriées aux salariés, c'est-à-dire les former et les informer pour qu'ils connaissent les risques et les mesures de prévention.

L'employeur recense d'abord les risques, puis les classe selon des critères propres à l'entreprise (fréquence d'exposition et gravité par exemple).

Exemple :

Les escaliers et l'électricité représentent un danger dans l'entreprise.

L'électrocution en changeant une ampoule ou la chute dans un escalier sont des risques.

Les intervenants suivants contribuent également à cette évaluation des risques :

  • Salarié intervenant dans les activités de protection et de prévention des risques professionnels dans l'entreprise, lorsqu'il a été désigné par l'employeur
  • Service de prévention et de santé au travail: titleContent auquel l'employeur adhère
  • CSE: titleContent et sa commission santé, sécurité et conditions de travail, s'ils existent
  • Intervenants externes à l’entreprise (Carsat: titleContent, MSA: titleContent par exemple).

L'identification, l'analyse et le classement des risques permettent de définir et de prioriser les actions de prévention couvrant les dimensions techniques, humaines et organisationnelles.

L'employeur évalue les risques de son activité en particulier dans les domaines suivants :

  • Choix des procédés de fabrication
  • Choix des équipements de travail
  • Choix des substances ou préparations chimiques
  • Aménagement ou le réaménagement des lieux de travail ou des installations
  • Organisation du travail
  • Définition des postes de travail.

Cette évaluation prend en compte l'impact différencié de l'exposition au risque en fonction du sexe du salarié.

Les résultats de cette évaluation se traduisent par la définition d'actions de prévention des risques et de protection des salariés.

À noter

La mise en place du télétravail implique également une évaluation des risques professionnels par l’employeur (par exemple sur l’aménagement physique du poste, l’isolement des salariés...)

Le DUERP: titleContent doit comporter les éléments suivants :

  • Inventaire des dangers et résultat de l'évaluation des risques identifiés dans l'entreprise
  • Liste des actions de prévention des risques et de protection des salariés.

Les résultats de l'évaluation des risques doivent être retranscrits dans le DUERP: titleContent pour répondre à 3 exigences :

  • Cohérence : en regroupant sur un seul support, les données issues de l'analyse des risques auxquels les travailleurs sont exposés
  • Commodité : pour réunir sur un même document les résultats des différentes analyses des risques réalisées, facilitant ainsi le suivi de la démarche de prévention des risques en entreprise
  • Traçabilité : un report systématique des résultats de l'évaluation des risques doit être effectué pour que l'ensemble des éléments analysés figure sur un support papier ou informatique.

Il n'existe pas de modèle imposé par le code du travail. Toutefois, certaines branches professionnelles: titleContent (propreté et bâtiment par exemple) proposent des outils d'aide à l'élaboration du document.

L'employeur a le choix du support qui lui semble le plus adapté à ses besoins (document papier ou numérique).

L'employeur doit annexer au DUERP les données collectives utiles à la traçabilité des expositions des salariés aux facteurs de risques professionnels.

Cette exposition peut être en relation avec une contrainte physique importante, un environnement physique agressif ou un rythme de travail particulier.

L'employeur doit également indiquer la proportion de salariés exposés à ces facteurs au-delà des seuils qui ont été définis par le code du travail. Par exemple, salarié exposé à des vibrations mécaniques, une température extrême ou une activité entraînant des mouvements répétitifs.

Ces informations permettent à l'employeur d'établir la déclaration des expositions du salarié sur son compte professionnel de prévention (C2P).

Le DUERP: titleContent est tenu à la disposition des personnes suivantes :

  • Travailleur, ancien travailleur et toute personne ou instance pouvant justifier d'un intérêt à y avoir accès
  • Membres de la délégation du personnel du CSE: titleContent
  • Service de prévention et de santé au travail
  • Agents du système d'inspection du travail
  • Agents des services de prévention de la Carsat: titleContent
  • Agents des organismes professionnels de santé, de sécurité et des conditions de travail
  • Inspecteurs de la radioprotection pour les travailleurs exposés aux rayonnements ionisants, pour les installations et activités dont ils ont respectivement la charge.

L'employeur doit afficher les règles de consultation de ce document à une place convenable et aisément accessible dans les lieux de travail.

Dans les entreprises ou établissements dotés d'un règlement intérieur, cet avis est affiché au même emplacement que celui réservé au règlement intérieur.

La mise à jour du DUERP: titleContent présente des particularités selon la taille de l'entreprise :

Répondez aux questions successives et les réponses s’afficheront automatiquement

Entreprise de moins de 11 salariés

Le DUERP est mis à jour dans les situations suivantes :

  • Lors de toute décision d'aménagement modifiant les conditions de travail ou impactant la santé ou la sécurité des salariés (utilisation d'un nouveau produit chimique dangereux par exemple)
  • Lorsqu'une information supplémentaire intéressant l'évaluation d'un risque dans une unité de travail est recueillie (par exemple, apparition de maladies professionnelles).

Entreprise de 11 à 49 salariés

Le DUERP: titleContent est mis à jour dans les situations suivantes :

  • Lors de toute décision d'aménagement modifiant les conditions de travail ou impactant la santé ou la sécurité des salariés (utilisation d'un nouveau produit chimique dangereux par exemple)
  • Lorsqu'une information supplémentaire intéressant l'évaluation d'un risque dans une unité de travail est recueillie (par exemple, apparition de maladies professionnelles)
  • Au moins 1 fois par an.

Le CSE: titleContent, lorsqu’il existe, est consulté à l'occasion des mises à jour du DUERP: titleContent.

Le DUERP: titleContent est transmis par l'employeur à chaque mise à jour au service de prévention et de santé au travail: titleContent auquel il adhère.

Le DUERP: titleContent, dans ses versions successives, est conservé par l'employeur pendant une période de 40 ans à compter de son élaboration.

Sanctions pénales en l'absence de DUERP ou s'il n'est pas à jour

L'employeur qui n'inscrit pas les risques professionnels de l'entreprise dans le DUERP: titleContent ou qui ne met pas le document à jour s'expose à l'amende prévue pour les contraventions de 5e classe :

  • Pour une personne physique: titleContent, jusqu'à 1 500 € (pouvant aller jusqu'à 3 000 € en cas de récidive)
  • Pour une personne morale: titleContent, jusqu'à 7 500 € (pouvant aller jusqu'à 15 000 € en cas de récidive).

L'employeur qui ne met pas le DUERP à la disposition du CSE: titleContent commet un délit d'entrave: titleContent. La peine peut aller jusqu'à 1 an d'emprisonnement et 7 500 € d'amende.

Amende administrative en l'absence de DUERP

Lorsque l’employeur n’a pas mis en place de DUERP: titleContent dans l’entreprise et en l’absence de sanctions pénales, il risque :

  • Soit un avertissement,
  • Soit une amende administrative d’un montant maximal de 4 000 €.

Cette sanction peut être appliquée autant de fois qu'il y a de travailleurs concernés par le manquement.

En cas de récidive dans les 2 ans à compter du jour de la notification d’une amende concernant un précédent manquement de même nature, le montant maximal est porté à 8 000 €.

En cas de récidive dans le délai d'1 an à compter du jour de la notification d'un avertissement concernant un précédent manquement de même nature le montant maximal est porté à 6 000 €.

50 salariés et plus

L’employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des salariés.

Ces mesures sont les suivantes :

  • Actions de prévention des risques professionnels, notamment ceux liés aux contraintes physiques marquées, aux rythmes de travail et à l'environnement physique agréssif
  • Actions d’information et de formation
  • Mise en place d’une organisation et de moyens adaptés.

L’employeur veille à l’adaptation de ces mesures pour tenir compte du changement des circonstances et tendre à l’amélioration des situations existantes.

L’employeur met en œuvre les mesures de prévention des risques en appliquant les principes généraux de prévention suivants :

  • Éviter les risques, c'est-à-dire supprimer le danger ou l'exposition au danger
  • Évaluer les risques, c'est-à-dire apprécier l'exposition au danger et l'importance du risque pour prioriser les actions de prévention à mener
  • Combattre les risques à la source, c'est-à-dire intégrer la prévention le plus en amont possible, notamment dès la conception des lieux de travail, des équipements ou des modes opératoires
  • Adapter le travail à l'homme, en tenant compte des différences individuelles, dans le but de réduire les effets du travail sur la santé
  • Tenir compte de l'évolution de la technique, c'est-à-dire adapter la prévention aux évolutions techniques et organisationnelles
  • Remplacer un produit ou un procédé dangereux par ce qui l'est moins, lorsqu'un même résultat peut être obtenu avec une solution présentant des dangers moindres
  • Planifier la prévention en intégrant technique, organisation et conditions de travail, relations sociales et environnement
  • Donner la priorité aux mesures de protection collective et utiliser les équipements de protection individuelle en complément des protections collectives si elles se révèlent insuffisantes
  • Donner les instructions appropriées aux salariés, c'est-à-dire les former et les informer pour qu'ils connaissent les risques et les mesures de prévention.

L'employeur recense d'abord les risques puis les classe selon des critères propres à l'entreprise (fréquence d'exposition et gravité par exemple).

Exemple :

Les escaliers et l'électricité représentent un danger dans l'entreprise.

L'électrocution en changeant une ampoule ou la chute dans un escalier sont des risques.

Des intervenants contribuent également à cette évaluation des risques selon la taille de l'entreprise :

Répondez aux questions successives et les réponses s’afficheront automatiquement

Entreprise de moins de 300 salariés

Les intervenants suivants participent à l'évaluation des risques :

  • CSE: titleContent
  • Salarié intervenant dans les activités de protection et de prévention des risques professionnels dans l'entreprise, lorsqu'il a été désigné par l'employeur
  • Service de prévention et de santé au travail: titleContent auquel l'employeur adhère.

Entreprise de 300 salariés et plus

Les intervenants suivants participent à l'évaluation des risques :

  • CSE: titleContent
  • Commission santé, sécurité et conditions de travail
  • Salarié intervenant dans les activités de protection et de prévention des risques professionnels dans l'entreprise, lorsqu'il a été désigné par l'employeur
  • Service de prévention et de santé au travail: titleContent auquel l'employeur adhère.

L'identification, l'analyse et le classement des risques permettent de définir et de prioriser les actions de prévention couvrant les dimensions techniques, humaines et organisationnelles.

L'employeur évalue les risques de son activité en particulier dans les domaines suivants :

  • Choix des procédés de fabrication
  • Choix des équipements de travail
  • Choix des substances ou préparations chimiques
  • Aménagement ou le réaménagement des lieux de travail ou des installations
  • Organisation du travail
  • Définition des postes de travail.

Cette évaluation prend en compte l'impact différencié de l'exposition au risque en fonction du sexe du salarié.

Les résultats de cette évaluation se traduisent par l'élaboration du programme annuel de prévention des risques professionnels et d'amélioration des conditions de travail.

Ce programme contient les informations suivantes :

  • Liste détaillée des mesures de prévention prises avec des indicateurs de résultats et une estimation des coûts
  • Identification des ressources de l'entreprise pouvant être mobilisées
  • Calendrier de mise en œuvre des mesures.

Le DUERP: titleContent doit comporter l'inventaire des dangers et le résultat de l'analyse des risques identifiés dans l'entreprise.

Le CSE: titleContent est consulté sur le contenu du DUERP.

Les résultats de l'évaluation des risques doivent être retranscrits dans le DUERP: titleContent pour répondre à 3 exigences :

  • Cohérence : en regroupant sur un seul support, les données issues de l'analyse des risques auxquels les travailleurs sont exposés
  • Commodité : pour réunir sur un même document les résultats des différentes analyses des risques réalisées, facilitant ainsi le suivi de la démarche de prévention des risques en entreprise
  • Traçabilité : un report systématique des résultats de l'évaluation des risques doit être effectué pour que l'ensemble des éléments analysés figure sur un support papier ou informatique.

Il n'existe pas de modèle imposé par le code du travail. Toutefois, certaines branches professionnelles: titleContent (propreté et bâtiment par exemple) proposent des outils d'aide à l'élaboration du document.

L'employeur a le choix du support qui lui semble le plus adapté à ses besoins (document papier ou numérique).

L'employeur doit annexer au DUERP les données collectives utiles à la traçabilité des expositions des salariés aux facteurs de risques professionnels.

Cette exposition peut être en relation avec une contrainte physique importante, un environnement physique agressif ou un rythme de travail particulier.

L'employeur doit également indiquer la proportion de salariés exposés à ces facteurs au-delà des seuils qui ont été définis par le code du travail. Par exemple, salarié exposé à des vibrations mécaniques, une température extrême ou une activité entraînant des mouvements répétitifs.

Ces informations permettent à l'employeur d'établir la déclaration des expositions du salarié sur son compte professionnel de prévention (C2P).

Le DUERP: titleContent est tenu à la disposition des personnes suivantes :

  • Travailleur, ancien travailleur et toute personne ou instance pouvant justifier d'un intérêt à y avoir accès
  • Membres de la délégation du personnel du CSE: titleContent
  • Service de prévention et de santé au travail
  • Agents du système d'inspection du travail
  • Agents des services de prévention de la Carsat: titleContent
  • Agents des organismes professionnels de santé, de sécurité et des conditions de travail
  • Inspecteurs de la radioprotection pour les travailleurs exposés aux rayonnements ionisants, pour les installations et activités dont ils ont respectivement la charge.

L'employeur doit afficher les règles de consultation de ce document à une place convenable et aisément accessible dans les lieux de travail.

Dans les entreprises ou établissements dotés d'un règlement intérieur, cet avis est affiché au même emplacement que celui réservé au règlement intérieur.

Le DUERP: titleContent est mis à jour dans les situations suivantes :

  • Lors de toute décision d'aménagement modifiant les conditions de travail ou impactant la santé ou la sécurité des salariés (utilisation d'un nouveau produit chimique dangereux par exemple)
  • Lorsqu'une information supplémentaire intéressant l'évaluation d'un risque dans une unité de travail est recueillie (par exemple, apparition de maladies professionnelles)
  • Au moins 1 fois par an.

Le CSE: titleContent, lorsqu’il existe, est consulté à l'occasion des mises à jour du DUERP: titleContent.

Le DUERP est transmis par l'employeur à chaque mise à jour au service de prévention et de santé au travail: titleContent auquel il adhère.

Le DUERP: titleContent, dans ses versions successives, est conservé par l'employeur pendant une période de 40 ans à compter de son élaboration.

Sanctions pénales en l'absence de DUERP ou s'il n'est pas à jour

L'employeur qui n'inscrit pas les risques professionnels de l'entreprise dans le DUERP: titleContent ou qui ne met pas le document à jour s'expose à l'amende prévue pour les contraventions de 5e classe :

  • Pour une personne physique: titleContent, jusqu'à 1 500 € (pouvant aller jusqu'à 3 000 € en cas de récidive)
  • Pour une personne morale: titleContent, jusqu'à 7 500 € (pouvant aller jusqu'à 15 000 € en cas de récidive).

L'employeur qui ne met pas le DUERP à la disposition du CSE: titleContent commet un délit d'entrave: titleContent. La peine peut aller jusqu'à 1 an d'emprisonnement et 7 500 € d'amende.

Amende administrative en l'absence de DUERP

Lorsque l’employeur n’a pas mis en place de DUERP: titleContent dans l’entreprise et en l’absence de sanctions pénales, il risque :

  • Soit un avertissement,
  • Soit une amende administrative d’un montant maximal de 4 000 €.

Cette sanction peut être appliquée autant de fois qu'il y a de travailleurs concernés par le manquement.

En cas de récidive dans les 2 ans à compter du jour de la notification d’une amende concernant un précédent manquement de même nature, le montant maximal est porté à 8 000 €.

En cas de récidive dans le délai d'1 an à compter du jour de la notification d'un avertissement concernant un précédent manquement de même nature le montant maximal est porté à 6 000 €.

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